Le capitaine Fracasse

Film de cape et épée

LUNDI 11 FÉVRIER 2008 / 0H45        

 

Sous le règne de Louis XIII, quelque part en Gascogne, le baron de Sigognac s'ennuie. Ce gentilhomme ruiné n'a ni le coeur ni les moyens de restaurer son château, qui n'est plus qu'un amas de pierres branlantes. Un soir, des artistes ambulants viennent lui demander asile. Trop heureux de leur accorder l'hospitalité, Sigognac invite la troupe et s'éprend aussitôt de l'une des comédiennes, Isabelle. Le baron décide d'abandonner ses terres pour accompagner les artistes à Paris. Sur la route de Poitiers, ils tombent dans une embuscade tendue par le bandit Agostin. Le baron doit défendre sa belle à la pointe de son épée, contre le duc de Vallombreuse...

CRITIQUE TELERAMA

1T

Film d’Abel Gance (France/Italie, 1942). Scénario : Abel Gance et Claude Vermorel, d’après le roman de Théophile Gautier. Image : Nicolas Hayer. Musique : Arthur Honegger. 110 mn. NB. Avec Fernand Gravey : le baron de Sigognac. Assia Noris : Isabelle. Vina Bovy : Séraphine. Alice Tissot : dame Léonarde. Jean Weber : le duc de Vallombreuse. Maurice Escande : le marquis des Bruyères. Roland Toutain : Scapin. Lucien Nat : Agostin.
Genre : de cape et d’épée.
Sous le règne de Louis XIII, en Gascogne, le baron de Sigognac, ruiné, vit dans un manoir de misère. Un soir, des comédiens ambulants viennent lui demander asile. Séduit par Isabelle, qui joue les rôles d’ingénue, Sigognac se joint à la troupe…
Abel Gance entreprit de tourner ce film comme une fresque épique. Un budget important fut réuni grâce à une coproduction avec une firme italienne. Gance se servit d’une de ses inventions techniques, le pictographe, pour donner, par l’emploi de maquettes et de truquages photographiques, l’illusion de grands décors. Nicolas Hayer burina les images en noir et blanc à la manière des gravures de Gustave Doré. Cette adaptation est très gancienne, jusque dans ses défauts : le jeu outré de la plupart des interprètes, le rôle relativement important donné à Vina Bovy, cantatrice de l’Opéra, dont la voix, aujourd’hui, offense quelque peu l’oreille, les redondances d’un dialogue en vers imité d’Edmond Rostand pour la scène du duel dans le cimetière de Poitiers. Plus que d’épopée, on pourrait parler de mélo­drame. Ce n’est pas sans panache et sans lyrisme, d’ailleurs. Fernand Gravey, interprète de Gance dans Paradis perdu (1939), se révéla un flamboyant héros de cape et d’épée.
Jacques Siclier

Jacques Siclier

Télérama,  Samedi  9 février 2008

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DIFFUSIONS

FRANCE 3 LUNDI 11 FÉVRIER 2008 DE 0H45 À 2H35 (110')

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